De plus en plus, dans divers secteurs sociaux et culturels, la mode est aux « diagnostics » destinés à sonder les « besoins » et à fonder la légitimité de l’action. Gare aux empilements, aux copiés-collés, aux « découvertes » approximatives qui se déclinent de proche en proche sans guère de vérification et qui finissent par faire évidence.
Il est essentiel de pouvoir garder un recul réflexif et critique quant à la nécessité et à l’objet des diagnostics, quant à leur articulation, mais aussi quant aux postures adoptées par les diagnostiqueurs, en n’oubliant pas la nature politique de cette posture. Cette analyse relève une série de questions simples et opératoires ; son but est de montrer qu’il existe de nombreux espaces de choix qui ne seront pas sans conséquences sur la construction de la société.