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Dans un premier Carnet Les services résidentiels au moment du confinement : un outil réflexif, nous avons suivi, avec le SRG l’Aubépine, les péripéties vécues par un service d’hébergement tout au long du confinement. Début juin. Depuis quelques temps, on « déconfine ». Avec ce néologisme1 créé à l’occasion de cette pandémie, c’est une nouvelle tranche de vie entre-deux, ni tout-à-fait dedans, ni tout-à-fait dehors qui commence, ce moment indéfini, qui s’est mis à exister sui generis, et que tout le monde s’est déjà approprié. A cette occasion, nous avons souhaité proposer une réflexion sur ce qu’il y a peut-être à retirer de la période « confinement » pour qu’elle n’ait pas été qu’une parenthèse pénible où on n’aurait fait que « gérer ». Nous entamerons cette réflexion avec un détour par les travaux de Jacques Ardoino. A quelques semaines d’un autre choc mondial (les attentats du 11 septembre 2001), il présentait, dans un colloque, l’importance, dans la pédagogie et le développement des apprentissages, de différencier étonnement et surprise2. Loin d’être une réflexion linguistique théorique, cet apport est au contraire une base de réflexion pour l’action éducative. Dans une seconde partie, François Debatty, directeur du SRG l’Aubépine, développera les observations positives de l’évolution des jeunes, des familles, de l’équipe, à la suite des actions mises en place pendant le confinement et souvent basées sur l’imprévu, l’irrationnel et le surprenant.
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