Au départ d’entretiens avec deux travailleurs de la grande distribution, cette analyse illustre, par le point de vue des acteurs de terrain, deux manière de vivre la politique des grandes chaînes de distribution (anonymisées), qu’il convient de ne pas mettre hâtivement dans le même schéma de fonctionnement. Quatre analyseurs ont été utilisés :
- le sens et la valeur donnés collectivement au travail par l’entremise de l’entreprise ;
- les formes d’investissement dans le capital culturel des travailleurs ;
- la forme que prennent les collectifs de travail au sein de l’entreprise ;
- et enfin, l’efficacité des entreprises telle qu’elle est vue par leurs employés.
Le résultat, très contrasté, illustre bien la question de l’identification de l’adversaire telle qu’elle est décrite dans l’analyse de Jean Blairon: « L’adversaire, après la crise ? », en mettant en lumière une polarisation entre d’une part la prise en compte de l’apport du collectif des travailleurs et d’autre part l’individualisation des relations de travail.