Le « cadre d’auto-évaluation des fonctions publiques » (CAF) introduit la « logique client » comme référence de l’action publique. Les définitions, d’une opportun(ist)e imprécision, du terme « citoyen/client » recouvrent une traduction opérationnaliste du terme « service public » en « services au public » et remplacent la culture du service public par une logique instrumentale. Cette extension tous azimuts des logiques marchandes constitue un des « chevaux de Troie » si difficile à combattre par les mouvements sociaux.
L’analyse montre par quelles stratégies peu visibles (et en combinaison avec d’autres sous-ensembles de même nature), cette logique « client » participe à la formation d’un modèle de pensée et à la promotion de mode d’organisation particuliers. Elle attire l’attention sur les points de contre-arguments que les mouvements sociaux peuvent s’approprier pour résister à l’extension de la marchandisation.
Cette analyse s’inscrit dans le cadre d’une prise de parole lors du « cycle de midi – débats syndicaux » organisé par la délégation CGSP de la Communauté française le 30 mai 2011.