Après les deux journées de grève des 6 et 7 janvier, qui ont fait couler beaucoup d’encre, la SNCB est toujours face aux mêmes incertitudes quant à l’avenir. Avenir qui ne semble devoir advenir, selon la ministre de tutelle, que par sa « modernisation ».

Les services publics sont depuis des années la cible de cette modernisation sanctifiée, que le néo-libéralisme présente comme l’unique issue pour sortir de la « crise ».

Jean Blairon et Emile Servais analysent ici, au travers de ce que vit la SNCB, ce qui relève, en réalité, d’un pouvoir total. Ils tentent d’éclairer les rhétoriques qui en permettent l’institution et qui contribuent à détruire le social comme univers de référence.